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Le Microcebus rufus est nocturne, et il est plus petit que le Cheirogaleus major. Il a le dos brun rougeâtre avec le sous-ventre plus clair.
La meilleure façon de voir les microcèbes est d'aller au nourrisseur de bananes à Talatakely au crépuscule, cela ne marche pas trop bien quand les goyaves mûrissent (mars-mai). Cela peut-étre considéré comme de la triche mais autrement ils sont difficiles à voir. Il paraît que c'est facile de les trouver la nuit grâce à l'éclat des yeux mais personnellement, je n'en ai jamais été capable.
| Longueur de la tête & du corps (Mittermeier et al, 1994) | 125mm | |
|---|---|---|
| Longueur de la queue (Mittermeier et al, 1994) | 115mm | |
| Poids (Kappeler,
1991) (change saisonnièrement) |
50g | |
Le M. rufus s'accouple entre septembre et octobre avec une période de gestation de 61 jours (Doyle, 1979). En captivité, il peut y avoir deux accouplements par an. (Nash, 1993, Atsalis 1998) Les naissances ont lieu fin décembre et le sevrage fin février, à une période où il y a beaucoup de nourriture à manger (Wright, 1999)
Les testicules des mâles commencent à grossir en août, et certaines femelles développent une perforation de la vulve. Les testicules continuent à grossir jusqu'au mois d'octobre, puis rétrécissent en novembre, et retrouvent leur taille normale en décembre (Atsalis, 1998) En captivité, les études de Perret ont révélé que la variation de la longueur des journées règle l'activité endocrine et le comportement. Lorsque les journées racourcissaient, les animaux accumulaient de la graisse; le métabolisme, la température et l'activité sexuelle diminuaient; et les animaux devenaient plus tolérants, et nichaient par grands groupes. (Perret 1972, Perret 1992). Quand la longueur des journées a commencé à augmenter, ces caractéristiques ont été inversés, et cela a entraîné le début des activités sexuelles. Les testicules des mâles ont augmenté de taille et l'oetrus des femelles a commencé.
Dans une nichée, il y a 1-3 petits. (Atsalis)
En captivité, les femelles ont une durée de vie d'environ 6-8 ans (Perret, 1990)
La locomotion est à quatre pattes. Les animaux se trouvent à n'importe quelle hauteur dans la forêt. (Atsalis 1998).
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Ils mangent des fruits, des jeunes feuilles, des fleurs, des insectes (et quelquefois des araignées) et de la gomme (et probablement du nectar ou peut-être du pollen). La plus grande partie de leur régime alimentaire comprend les fruits de plantes de la famille du gui (Bakerella spp. qui est aussi une nourriture de base pour le Propithecus diadema edwardsi, et pour le Philepitta castenea) et des coléoptères. Le régime alimentaire est saisonnier avec un déclin de la consommation des insectes entre décembre-mars et mai (apparemment, il n'y a pas de relation avec l'abondance de fruits, et c'est en relation contraire avec l'abondance d'insectes, ie. pendant les mois où il y a beaucoup d'insectes, le M. rufus n'en mange pas). Il semblerait y avoir une augmentation de consommation de fruits en février et mars (potentiellement une période d'engraissement avant la torpeur).
Les fruits Bakerella spp. contiennent beaucoup de lipides et peu de sucres.
Le M. rufus essaiera et même mangera de gros insectes. Ils ont été observés en train d'examiner des mille-pattes aussi gros que leur propre corps, et ils ont mangé des scarabées de 4.5 x 2.5 cm (la tête de l'animal et le corps fait 12.5cm). Ils regarderont, mais rarement, ils essaieront d'attraper des insectes solitaires en vol. Cependant, ils sembleraient attirer par le nectar des arbres en fleurs et les insectes pollinisateurs. Basés sur le résultat des excréments, il semblerait que le M. rufus recherche quelquefois des insectes vivant dans la terre.
Malgré la petite taille de leur corps, il semblerait que les fruits soient leur principale nourriture de base, plutôt que des insectes. (Atsalis 1998).
Ces deux espèces sont des Cheirogaleidae nocturnes; elles ont toutes les deux un petit corps, un régime alimentaire contenant beaucoup de fruits, et d'insectes, et elles se battent pour les fruits Bakerella spp. Par contre, le M. rufus semble manger des fruits avec aucun alkaloide et avec moins de tannins que ceux mangés par le C. major. (Atsalis 1998).
Strictement nocturne.
En hiver (mai-sept) la plupart des femelles et des mâles semblent aller dans une torpeur (elles ne sont plus capturées alors que beaucoup de mâles le sont encore) et ils perdent 5-35g, la circonférence de la queue (la queue est un endroit où les Cheirogaleidae accumulent de la graisse) diminue de .4-1.2cm. Les mâles sortent de leur torpeur à partir du mois d'août alors que les femelles attendent jusqu'en octobre. Entre février et mai, la proportion des mâles capturés et des femelles est de 1:1, alors qu'entre juin et septembre, il est de 3.7:1. Les mêmes individus ne vont pas en état de torpeur chaque année. (Atsalis 1998, Atsalis 1999b).
Les animaux sont solitaires. Les mâles ont des territoires un peu grands que ceux des femelles. Les mâles semblent plus actifs. Le territoire de chaque mâle est en contact avec au moins 2 territoires de femelle. (Atsalis 1999a).
Etant donné qu'un piège peut attraper jusqu'à 15 individus, Atsalis conclut qu'il y a une bonne proportion de chevauchement de terrritoire (Atsalis, 1998)
Atsalis semble indiquer que les mâles se dispersent de leur coin natal au cours des mois secs d'hiver. (Atsalis 1998)
Le Microcebus rufus se trouve sur une grande étendue des forêts primaires et secondaires près de la côte Est de Madagascar.
Mammalia -> Primata (Strepsirrhini, Lemuriformes) -> Cheirogaleidae -> Microcebus rufus
Jusqu'en 1977, le M. rufus était considéré comme une sous-espèce de M. murinus. Plusieurs nouvelles espèces de micorcèbe ont été découvertes (ou redécouvertes) au cours de la dernière décennie.
Atsalis, SA, Schmid J, and Kappeler PM, 1996, "Metrical comparisons of three species of mouse lemur", Journal of Human Evolution, 31:61-68
Atsalis, SA, 1998, "Feeding Ecology and aspects of Life History in Microcebus rufus (Family Cheirogaleidae)", Ph. D. dissertation, City University of New York.
Atsalis, SA, 1999a, "Aspects of social organization in Microcebus rufus; results from a long-term mark recapture study in Ranomafana National Park, Madagascar", American Journal of Physical Anthropology, 85-86, Suppl 28
Atsalis, S, 1999b, "Seasonal fluctuations in body fat and activity levels in a rain-forest species of mouse lemur, Microcebus rufus", International Journal of Primatology, 20:(6) 883-910
Atsalis, S, 2000, "Spacial distribution and population composition of the brown mouse lemur, Microcebus rufus", American Journal of Primatology, 51(1): 61-78
Charles-Dominique, P., et al, 1980, Nocturnal Malagasy Primates, Academic Press.
Doyle GA, 1979, "Development of behavior in prosimians with special reference to the lesser bushbaby, Galago senegalensis moholi", The Study of Prosimian Behavior, 158-206, Academic Press
Goodman, SM, O'Conner S, Langrand O, 1993 "A review of predation on lemurs: Implications for the evolution of social behavior in small, nocturnal primates", Lemur Social Systems and their Ecological Basis, 51-66
Harste LV, 1993, "Feeding behavior in Microcebus rufus: A case study", B.A. honors thesis, State University of New York, Stony Brook
Harste LV, Wright PC, and Jernvall J, 1997, "Microcebus rufus feeding behaviour in the south-eastern rain forest of Madagascar", Primate Eye June 6-7
Kappeler, PM, 1991, "Patterns of sexual dimorphism in body weight among prosimian primates", Folia Primatologica, 57:132-146
Mittermeier, Russell et al, 1994, The Lemurs of Madagascar, Conservation International
Nash LT, 1993, "Juveniles of nongregarious primates", Juvenile Primates: Life History, Development, and Behavior, 119-137, Oxford University Press
Perret M, 1972, "Recherches sur les variations des glandes endocrines, et en particulier de l'hypothyse au cours du cycle annuel, chez un lemurien malgache, Microcebus murinus (Miller 1777)", Mammalia 36:482-516
Perret M, 1992, "Environmental and social determinants of sexual function in the male lesser mouse lemur (Microcebus murinus)", Folia Primatologica, 59:1-25
Rowe, Noel, 1996, The Pictorial Guide to the Living Primates, Pogonias Press
Wright PC, and Martin LB, 1995, "Predation, pollination and torpor in two nocturnal prosimians (Cheirogaleus major and Microcebus rufus) in the rain forest of Madagascar" in L Alterman, GA Doyle and MK Izard (eds): Creatures of the Dark: The Nocturnal Prosimians, New York, Plenum Press, pp. 45-60
Wright, P.C. 1999 "Lemur traits and Madagascar ecology: coping with an island environment." Yearbook of Physical Anthropology 42: 31-72.

M. r. au nourrisseur de bananes
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